Un piquet peut-il pourrir et pourquoi ?
Un piquet de bois est soumis à un certain nombre de risques biologiques variables en nature et en virulence en fonction des nombreux paramètres liés aux conditions spécifiques d'emploi.
La norme NF B 50-100/EN 335 détermine ainsi 5 niveaux appelés "classes de risques biologiques" qui correspondent à des possibilités d'attaque du bois par des agents biologiques : tel ou tel type d'insecte, pourriture, risque termite, etc. Dans tous les cas, il s'agit d'agents de destruction de la structure même du bois, à l'exclusion des dégradations esthétiques comme le grisaillement, le bleuissement, les moisissures, superficielles qui ne compromettent pas la solidité de l'ouvrage.
La situation de contact prolongé ou permanent avec le sol ou l'eau correspond à la classe de risques la plus élevée : la classe 4 (classe 5 s'il y a contact avec l'eau de mer) avec possibilité d'attaque par tous les agents biologiques, et notamment par tous les types de pourritures, très virulentes dans cette situation, et par les termites.
Tous les tuteurs, piquets, pieux, etc.. entrent dans cette catégorie. Et dans cette classe 4, ce qu'on appelle un risque pourriture n'est pas seulement un risque aléatoire mais bien une certitude d'attaque. Parce que le bois en contact permanent avec le sol acquiert tôt ou tard une humidité suffisante et idéale (de 25 à 40%) pour que les pourritures puissent systématiquement se développer.
Pour donner satisfaction en service, le bois choisi devra être suffisamment résistant, soit grâce à sa durabilité naturelle, soit par un traitement de préservation.
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